samedi 19 avril 2008

FONTAINE

Fontaine...ce jour, l'eau était verte et grise, nul reflet, nulle envie, nul désir. L'eau coulait et s'évanouissait en de multiples endroits, fuyant vers sa propre destinée. Impossible de la retenir dans ma main, impossible de la palper, de la boire toute, avant qu'elle ne s'échappe de moi. Impossible de la prendre, elle fuit entre mes doigts, elle fuit et ne se laisse pas dompter. Arrêter sa course, arrêter son temps, arrêter sa fuite... cela ne sert à rien. J'ai compris aujourd'hui, que je ne peux maîtriser le sang qui coule dans mes veines, le souffle qui s'échappe de mes lèvres, les maux qui sortent de mon corps. J'ai entrevu la pierre qui s'estompe et qui se faufile à mon oeil, sous l'eau verte et grise, j'ai compris alors que cette pierre était plus importante que de vouloir retenir l'eau...Fontaine, par mes images, je nourris ton corps, comme par ta sève tu nourris mon esprit.

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