lundi 21 avril 2008

SPHERE INVERSEE

Je suis fascinée par ces drôles d'objets que certains ont placé çà et là, pas du tout au hasard, mais de façon savante. Ces boules, ou plutôt, demi sphères, métalliques, reflètent toutes un aspect de la ville, " remarquable " mais que plus personne ne semble pourtant remarquer. Les passants passent - normal -, les enfants courent - normal -, il n'y a que l'illettré de cette ville, qui les remarque encore, ce jour là, moi.
Et je reste médusée, littéralement ébahie, par les reflets qu'elles renvoient, je penche la tête dans tous les sens, me met à l'envers, tourne, reviens en marche arrière, pirouette autour, fais la moue, grimace pour obtenir un cliché qui me plaît ! C'est d'ailleurs l'avantage du numérique...
La cathédrale offre ses drôles de tours à l'intérieur de cette drôle de Terre en miniature... les portes se miroitent dedans, les promeneurs polluent l'espace que je tente de fixer par mes pixels... Je peste contre ces imbéciles qui ne comprennent pas, que moi, je fais une chose sérieuse, malgré toutes mes pitreries en pleine rue ! Bref...
Enfin, elle est là, piquetée de miettes du temps, mais elle est bien là, ma photo ! Et coquetterie féminine, je me suis fait le portrait ! Pas mal, non ?
De nos jours, les admirateurs se font plus rares, du moins, je les ignore, ou les refoule quasi systématiquement, et je leur fais bien comprendre que... "il n'a rien à espérer de moi, sauf ma conversation... et l'éclat de mes yeux pour partager un café !" Fariboles... Ces admirateurs-là, ont fini par fuir, ou plutôt, découragés, ont rangé l'appareil à photos... gardant leurs plus beaux clichés, bien à l'abri de mes regards qui commencaient vraiment à trouver cela un peu lourd ! D'ailleurs, qu'est-ce qu'ils en font ?
Dommage ! J'avais fini par m'habituer à me voir en portraits et à force, je commençais à y trouver un amusement ! Grave la situation était, grave la situation a fini par devenir vraiment, et grave, je ne suis toujours pas ! Préférant prendre tout cela sur le ton de la plaisenterie, et du " bon, tout cela n'est pas sérieux ! "
Donc, grave je ne suis vraiment pas du tout du tout... et je saute, et je gambade dans la rue, dans les " espaces publics ", mais puisqu'ils sont publics. Donc, j'en profite ! Qui pourrait se targuer de danser devant une colonade du XVII e ? Qui pourrait faire quelques pas de danse en plein milieux d'un parc, encombré de quelques artifices de fête foraine ? Qui pourrait regarder, scruter des minutes durant, faire le tour et des pirouettes, et des mimiques, presque assis (e) par terre, tout cela pour admirer une fontaine, un statue, un chapiteau... J'ai vraiment décidé de ne pas être grave, car nous mettons trop de gravité en tout.
J'ai déjà maintes fois imaginé un temps, où l'on danserait en pleine ville, dans la rue... Comme Place de l'Institut, à Paris... je vous le conseille. Un bonheur, tout simplement !
J'adore les arrondis, mêlés à des verticales... sans m'en rendre compte, je reproduisais cela dans mes photos, souvent. Un ami me l'a dit...
Mais c'est une autre histoire, ou plutôt, une autre photo

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