J'aime poser mon crayon gris sur mes pages blanc cassé, tourner les pages, une pour chaque personnage, chaque personnalité, ou bien, je mélange les mains, et les visages, qui s'entrecroisent ensemble, et se mélent et s'enmélent...
J'aime rester ainsi, assise dans un café, et contempler le ballet incessant des serveurs... comme ce soir là, en attendant tes yeux. 18 heures, un peu moins, je ne sais plus.
La pluie, le froid, et déjà tout est noir dehors. Je traverse la place, et je rentre là. Les serveurs s'activent, et dressent les tables. Habillés comme des parisiens, ils font sérieux : assiettes, verres, couverts d'argent. tout se met en place, les nappes sont impécables, tirées, et aplanies du plat de la main. Quelques couples sont comme moi, anachroniques, avec leur verre de Martini, ou un thè de retard.
Des verres, des transparences, je regarde la salle à travers la fluidité des verres et des bouteilles, à travers un masque déformant, et je trouve le Monde beau !
Mon regard accompagne tes rêves.
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