dimanche 20 avril 2008

TEMPS D'ATTENTE

Un temps d'attente, un soir, une fin d'après midi, 18 heures, près d'une gare, une gare ? Oui. J'aime les bars, les bistrots, les terrasses de café, les brasseries, les gares, les bibliothèques, les ports, les souks... j'aime les lieux où grouille la foule, où se mélangent les gens, les peuples, les sexes, les âges. J'aime les lieux interlopes où tout est possible, toutes les rencontres, que l'on veuille ou non, amorcer un dialogue. J'aime regarder, humer, sentir, écouter, noter, curiositer, espionner les visages, les yeux, les attitudes, les allées et venues de ces anonymes. J'aime les écrire et les décrire dans mes petits carnets qui ne me quittent jamais, et qui se partagent tous mes sacs, toutes mes vestes, toutes mes poches... avec leurs crayons noirs, ou leur stylos encre. J'aime croquer une main, un visage, un regard, un nez de profil, un homme qui dort dans un train, un enfant qui joue devant moi, une femme qui se maquille, ou écoute son i pod.
J'aime poser mon crayon gris sur mes pages blanc cassé, tourner les pages, une pour chaque personnage, chaque personnalité, ou bien, je mélange les mains, et les visages, qui s'entrecroisent ensemble, et se mélent et s'enmélent...
J'aime rester ainsi, assise dans un café, et contempler le ballet incessant des serveurs... comme ce soir là, en attendant tes yeux. 18 heures, un peu moins, je ne sais plus.
La pluie, le froid, et déjà tout est noir dehors. Je traverse la place, et je rentre là. Les serveurs s'activent, et dressent les tables. Habillés comme des parisiens, ils font sérieux : assiettes, verres, couverts d'argent. tout se met en place, les nappes sont impécables, tirées, et aplanies du plat de la main. Quelques couples sont comme moi, anachroniques, avec leur verre de Martini, ou un thè de retard.
Des verres, des transparences, je regarde la salle à travers la fluidité des verres et des bouteilles, à travers un masque déformant, et je trouve le Monde beau !
Mon regard accompagne tes rêves.

Aucun commentaire: