dimanche 18 mai 2008

AUTRE RIVE

Tu es à présent encore plus loin de moi, de l'autre côté de la mer, par delà les montagnes du Rif, et plus loin encore, entouré d'océans. Je laisse la lumière dans ma chambre allumée, pour que tu aperçoives au loin, le scintillement de mon corps.
Je suis comme les vagues qui lèchent et embrassent la rive dans un élan d'amour et qui se repentent aussitôt en repartant au large. Je suis ce mouvement, inexorablement : joie, euphorie, sourires et croyances, et puis tout s'en va et se retire de moi, car j'ouvre les yeux.
S.R.

2 commentaires:

Gilles LAPORTE a dit…

J'ai aperçu le scintillement de... vos mots qui forment des images mouvantes sur la toile.
Belle... votre façon d'écrire !
Fascinantes, ces vagues !
Cordialement.
Gilles

Anonyme a dit…

je dois dire, que je suis émue d'être lue et commentée ! Cela me change de mes articles, souvent très techniques, sans pouvoir laisser libre court à mes pensées.