Sylvie R.
samedi 19 juillet 2008
LES LIMITES A DEPASSER
Sylvie R.
CARAPACE D'ACIER
Sylvie R.
SOMNAMBULES D'AZOTE
Moi, j'attends dehors, je refuse de me laisser happer par ce vers sans fin, qui courre sur la France entière, deux rails parallèles, vifs et étincelant, brillants et brûlants. Je refuse, je ne poserai pas mon corps, je ne me coucherai pas auprès de lui, je sais trop la descente infernale dans des interrogations sans fin...
Je préfère rester à l'air libre, et attendre une aile blanche.
S.R.
L'AVENIR GOTHIQUE
lundi 14 juillet 2008
UNE VIERGE DE GLOIRE
S.R.
vendredi 4 juillet 2008
JE VOUDRAIS VOUS INVITER
- Ah ? Et bien ce n'est même pas la peine.
- Bon et bien ... au revoir !"
19 h 55, une petite rue d'Avignon... retour de l'inauguration du marché du Festival, allées de l'Oulle... j'ai bu un verre, retrouvé une amie, entendu un groupe de musique pathétique, il fait chaud mais pas trop. Un ciel bleu sublime, je viens de repasser les remparts par la poterne de l'Oratoire. Je marche simplement, un homme m'a abordé.
Je pensais qu'il voulait me demander son chemin, ou bien une cigarette, tout s'est passé très vite. Il était plutôt pas mal, un sac en cuir au côté droit, une chemise en lin blanche... Je l'ai à peine regardé, des yeux intenses, un joli sourire, j'ai filé, reprenant mon chemin, sans, surtout, me retourner. J'ai trouvé ça étrange, aborder une femme en pleine rue, je me suis demandée si c'était un challenge organisé avec des amis à lui : aborder le plus de femmes possible en un minimum de temps, en leur posant toujours la même question.
Peut être était-ce cela ? Pourtant il n'y avait quasiment personne dans cette rue, du moins, pas de complices possibles !
Sa phrase m'a marquée... je m'interroge.
"Escusez-moi monsieur.... comment dois-je faire pour vous proposer de boire un verre ?"
Pourtant cette question je l'ai répétée souvent dans ma tête, des dizaines de fois, peut être plus encore.
Un jour, enfin, un soir, je me suis lancée. Palais des Papes, les voeux du conseil général.
Je le vois, nous nous connaissons depuis longtemps, mais il est impossible pour moi de lui dire autre chose que des choses sérieuses.
J'attends, il est toujours en conversation, je le surveille discrètement, fais semblant de m'intéresser à une conversation impossible et vraiment insuportable avec un enmerdeur, qui, en apprenant mon métier, ne me lache plus depuis dix minutes !
Enfin il est seul, je marche le plus vite possible. Je m'approche, il m'a vue, il est presque là. Il prend un verre, je ne sais plus ce que je lui ai dit d'abord, qu'il était très occupé, qu'il n'avait pas de temps pour lui.
Puis je crois que je lui ai dit une chose totalement stupide. "Escusez-moi de vous déranger, je peux vous parler deux minutes ?"
Oui ... et après ?
S.R.
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