samedi 19 juillet 2008

SOMNAMBULES D'AZOTE

Deux somnambules shootés à l'azote liquide, désespérément se jettent dans l'antre gris et blanc, gueule ouverte du Léviathan, avalant nos diableries, nos abominations.
Moi, j'attends dehors, je refuse de me laisser happer par ce vers sans fin, qui courre sur la France entière, deux rails parallèles, vifs et étincelant, brillants et brûlants. Je refuse, je ne poserai pas mon corps, je ne me coucherai pas auprès de lui, je sais trop la descente infernale dans des interrogations sans fin...
Je préfère rester à l'air libre, et attendre une aile blanche.
S.R.

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