jeudi 11 septembre 2008

IL ETAIT SANS BEAUTE

"Et maintenant, je cherche ce qui a m'a pu charmer dans ce larcin.
Il était sans beauté. Je ne parle pas de cette beauté qui réside dans la justice et la prudence ; ni de celle qui est dans l'esprit de l'homme, la mémoire, les sens, la vie végétative ; ni de celle qui brille au front des astres et pare leurs révolutions, ni de la beauté de la terre et de la mer, foisonnantes d'êtres vivants qui forment une suite continuelle de générations ; ni même de cette apparence de beauté dont s'ombragent les mensonges du vice.../...
Qu'y a-t-il de supérieur à vous ?La colère est en quête de vengeance. Qui se venge plus justement que vous ? La crainte, qui veille sur la sécurité des êtres chers, s'alarme des dangers insolites et soudain qui les menace. Mais pour vous, quoi d'insolite ?
Quoi de soudain ? Qui vous sépare de ce que vous aimez ?
Où trouver, sinon auprès de vous, une inébranlable sécurité ?
La tristesse se consume d'avoir perdu les biens dont se délectait la cupidité : car elle voudrait qu'on ne pût rien lui ravir, comme à vous".

Saint Augustin, Les confessions, chapitre VI

LATCHO DROM

Une route, un homme ;
une place dans le monde.
Quelques miettes éparses,
distillées à l'oreille,
vendues au vent, jetées aux chiens.
Le fleuve enfle et grandit et s'enfurieuse,
et coule sans cesse vers sa fin.
Vers sa mort, vers sa giclée finale,
vers sa réunion ultime,
avec la mer, l'océan, les grands fonds.
Les bas fonds....
Tes bas fonds,
tes peurs,
tes angoisses, tes cauchemars,
tes hystéries et tes obsessions.
La route coule comme le fleuve,
sinueuse, imprévue, étonnante.
S.R.


jeudi 4 septembre 2008

ASSAINISSEMENT DE NUIT

Plus tard, plus tard je reviendrai poser quelques lignes ici...
S. Roman