dimanche 24 octobre 2010

SYMPHONIE DU TEMPS

La place accueille, sur ses pavés mal commodes,
femmes et hommes qui avancent à pas comptés,
dans leur tête.
En volutes graciles, ils forment des arabesques,
tournoient, se croisent, mais jamais ne se touchent,
ils s'effleurent à peine, leurs sourires parlent pour eux.
Ils disent la joie de danser sur une musique imaginaire de Bach.
Chacun compte les pas dans son âme, chaque geste est sûr et accordé.
C'est la puissance de la danse, l'harmonie absolue de corps en résonance.
Ils font vibrer cette place créée pour donner à voir la puissance de l'esprit
qui s'élève jusqu'au Ciel.
Le musique est en chacun d'eux, les accompagne et les fait respirer;
La grâce et le sentiment tout puissant,
de danser pour bien autre chose que les simples hommes qui passent.
Ce n'est pas pour la seule Terre que nous dansons,
mais pour bien plus grand et bien plus haut,
pour l'absolue divinité,
pour montrer à voir la musique et la création du seigneur.
Et ce sentiment divin nous rend heureux et nous apporte la joie suprême de faire partie du Tout.

dimanche 10 octobre 2010

MELENCHON ET LES JOURNALISTES


Je viens de créer un lien avec le blog de Jean-Luc Mélenchon, député européen, président du Parti de Gauche, ancien sénateur (que l'on regrette, d'ailleurs !), non pas parce que je suis du même bord politique, ni d'accord avec tout ce qu'il exprime, mais plutôt parce que nous avons terriblement besoin d'un homme tel que lui, qui ose dire certaines choses, et ose tenir tête, avec panache, aux journalistes... surtout lorsqu'ils se croient au-dessus de tous...et sont méprisants.
Je suis moi même une "encartée" et je sais donc de quoi il parle ! Il fut d'ailleurs aussi ancien journaliste, dans sa jeunesse, et titulaire d'un titre peu enviable, "pigiste", que je ne connais que trop, moi aussi ! Déjà dans une émission sur France 2, mardi dernier, il a expliqué la réalité du terrain de ces milliers de tâcherons, de scribouillards, de reporters, de photographes, vivants, pour beaucoup, dans la précarité et la peur du lendemain, des piges pas honorées, des contrats passés à la trappe... sans aucuns droits ! Nous sommes moins que les précaires du spectacle vivant ! Mais c'est moins sexy de défendre les petits scribouillards à la merci des patrons qui ne respectent surtout pas le droit du travail.
C'est une jungle, une zone de non droit, et les " grands " journaux n'en sont pas exclus, bien au contraire.
Alors oui, nous avons plus que jamis besoin d'hommes comme lui....même si je ne partage pas ses vues sur la grève, la retraite ou la révolution démocratique et populaire !

dimanche 3 octobre 2010

ASPERITES D'UN JOUR

Prélude pour l'après midi d'un faune, prélude à une après midi d'ivresse, lorsque tu m'enlaçais, et tu balançais ton corps lourd et musclé, entre mes cuisses, entre mes fesses.
Prélude à l'ivresse d'une mer enivrée d'elle même, nos îles faites lianes, nos coeurs mixés, nos corps enfiévrés.
Ta bouche m'ensorcelle,, elle me révèle, elle m'aide à m'accomplir

TAHAGART

Ce n'est pas le nom d'une couleuvre, ou d'une vipère,
mais celui d'un lieu, d'un espace, d'un univers.
Je voulais un cocon, un lieu où je pourrais construire, sans nomadiser sans arrêt.
Regarde !
Que veux tu de moi ?
Tu ne me donnes pas de direction.
Tu ne m'apportes pas d'azimut,
De barre sur laquelle m'appuyer, pour attendre que le vent dans ma tête se calme.

VENTRE MOU

Cent ans pour un mot,

pour un sot dans le vide,

pour espérer et croire

samedi 2 octobre 2010

NUAGEUX EST MON CIEL D'ETE

Tu pars aussi loin que le temps
Dans les océans d'incertitude.
Tu me dis que tu crois en moi
Je te réponds que la confiance m'a depuis longtemps
abandonnée.
Je ne regarde pas ce que j'ai créé,
Je ne vois que ce qui n'est pas
Et le temps qui s'écoule,
Qui me rapproche inexorablement de la fin.
Peut être que je l'espère, que je l'attends,
Que la souhaite.
Je ne suis déjà plus de ce Monde,
Depuis longtemps déjà.
Je n'en ai pas le langage,
Je n'en ai pas les codes,
Les subtilités, les variantes,
Ce temps n'est pas le mien.
Je suis déjà en dehors, tu ne le vois pas,
Toi ?

Ca ne m'intéresse plus,
J'ai fait fausse route,
Je ne sais comment rattraper le chemin,
Celui qui mène à l'appaisement,
A la jouissance,
Au bonheur.
Peut être aurais-je voulu un dernier bonheur,
Un dernier clin d'oeil,
Un dernier compagnon pour finir la route,
Et me dire,
Que finalement, la vie valait le coup !